Dossier Umwelt und Raumplanung

Nachhaltige Quartierentwicklung: vier Pilotprojekte (Geomatik Schweiz 12/2007)

Nachhaltige Quartierentwicklung Basel-/Bernstrasse Luzern (Geomatik Schweiz 12/2007)

Leitbild Fliessgewässer (Geomatik Schweiz 10/2003)

Projet de renaturation de l'Aire (MPG 2/2002)

Natur- und Landschaftsprojekt Seeschüttung Reussdelta
Ökonomische und ökologische Verwertung von Tunnelausbruchmaterial im Urnersee (VPK 12/2000)

Der ländliche Raum und die Informationsgesellschaft - Trends, Fakten, Auswirkungen (VPK 12/99)

Aménagement du territoire et développement durable (MPG 10/99)

Swissmetro: Verkehrssystem der nächsten Generation (VPK 10/99)

 


Projet de renaturation de l'Aire

Dans le cadre d'un mandat d'études parallèles conduit par le Département de l'intérieur, agriculture, environnement et énergie (DIAE) à Genève, le groupe Superpositions, lauréat du concours en janvier 2001, a été retenu pour exécuter le mandat d'études de renaturation de l'Aire (rivière s'écoulant de la région de St-Julien en France, au travers des communes suisses de Perly, Soral, Confignon et Plan-les-Ouates et se jetant dans l'Arve). Les lignes ci-après décrivent la genèse de ce projet dans le cadre d'une équipe pluridisciplinaire, représentative de la nouvelle orientation qu'offre aujourd'hui la SIA à travers le groupe professionnel "Sol-Air-Eau". L'ensemble des compétences nécessaires pour le projet de renaturation de l'Aire nécessitait la présence de divers mandataires développant une capacité à se comprendre et à travailler ensemble.

C.-A. Vuillerat (2002)

 

Composé d'architectes, d'ingénieurs ruraux, de biologistes, d'hydrologues, d'aménagistes, de paysagistes, d'experts fonciers, d'ingénieurs en environnement, d'ingénieurs en hydraulique, de géographes, de géotechniciens et d'ingénieurs civils, le groupe Superpositions apparaissait comme une grande fourmilière.

Il a fallu que le groupe s'identifie à la problématique de la situation particulière de l'Aire et qu'il crée une relation osmotique entre ses acteurs. Cette consolidation du groupe a pu se réaliser par le débat et la réflexion menés autour des points forts du projet. Ces points forts ont permis de relier entre-eux les divers mandataires qui, petit à petit, ont apporté les connaissances issues de leur spécialité à leurs autres collègues et ont su s'inspirer et recevoir les informations des spécialistes.

Ces points forts ont également permis au groupe d'ébaucher les premières esquisses et de procéder à une analyse de projet. Le développement de la réflexion du groupement s'est porté sur la constitution d'un projet de développement durable.

En 1992, la conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement de Rio de Janeiro a abouti à l'adoption du programme de mesures (Agenda 21) pour promouvoir un développement durable. Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. C'est-à-dire, un développement économique et social, respectueux de l'environnement, de la qualité de la vie et de la santé.

Par rapport à la renaturation de l'Aire, le développement durable se traduisait par les points décrits ci-après.

Environnement:
Revitaliser ou renaturer l'Aire en améliorant la qualité de l'eau et en conservant les ressources naturelles. Garantir la biodiversité de la faune et de la flore en particulier.

Economie:
Développer un projet réaliste, réalisable et recyclable, qui minimise l'utilisation d'énergie grise, en y intégrant la nouvelle économie rurale dans un périmètre plus large.

Société:
Développer un projet qui prend en compte tous les acteurs et qui favorise la cohabitation, la solidarité et l'équité autour de la rivière.

Du point de vue thématique le concept de développement durable, appliqué à la renaturation de l'Aire, a porté sur les domaines clé suivants :

Hydrologie, morphologie:
Conserver le cycle naturel de l'eau. Ce cycle naturel et historique se déroule au travers des crues qui envahissent la zone d'expansion. Ces eaux alimentent les espaces de filtration, d'infiltration et réalimentent la nappe phréatique de la plaine de l'Aire.

Gestion globale de l'eau:
Obtenir un nouveau tracé de l'Aire permettant une gestion globale de l'eau, libérant les espaces suffisants afin que le cours d'eau puisse y créer lui-même son lit. Ceci dans un espace où les limites latérales du cours d'eau sont fixées - appelées limites de sécurité du cours d'eau - et au-delà desquelles il ne peut plus divaguer. A l'intérieur de celles-ci, le cours d'eau vit librement et reconstitue son écologie, favorise le cycle naturel de l'eau et permet une réintroduction d'un espace vivant.

Renaturation du cours d'eau:
Sur la base des études et de l'expérience conduites dans le cadre des recherches morphologiques, il a été décidé de choisir un profil en long de reprofilage du cours d'eau, ainsi qu'une largeur laissée au cours d'eau pour sa divagation qui permette à celui-ci de façonner lui-même son tracé. Ceci dans un espace défini, dit "espace de sécurité" ou "espace de liberté contrôlée". Le groupement a ainsi abouti à un concept de renaturation, qui consiste à créer un espace de vie naturel pour le cours d'eau, à l'installer dans sa phase d'évolution par profilage, puis à le fixer à un stade d'érosion partiellement stabilisé, afin de lui permettre d'évoluer naturellement, en assurant un cycle de réutilisation des matériaux de transport.

Biodiversité:
l'hétérogénéité structurelle que met en place le projet permet le développement d'espèces animales et végétales très variées, par la présence de milieux humides ou secs, ouverts ou boisés. De manière à protéger ces biotopes contre les atteintes anthropiques, il est prévu de mettre en place des zones tampons sous la forme de prairies extensives, fossés humides, haies d'épineux, etc. Pour limiter les dérangements sur la faune et la flore, le public sera concentré sur la rive gauche de l'ancien canal, tandis que la rive droite sera réservée à la nature.

L'ancien canal: une nouvelle ligne de vie:
La réalisation de la nouvelle rivière est le début d'une reconquête, d'une intensification paysagère qui va infiltrer toute la plaine alentour. Ceci par le nouveau système du traitement des eaux : fossés et bassins de décantation des eaux de surface, zones humides et alimentation de la nappe phréatique. Par les plantations précédant et préparant les implantations architecturales futures et accompagnant les routes et chemins. Par la nouvelle distribution du foncier et des terres agricoles et l'implantation d'aires de refuges et de corridors pour la petite faune dans cette nouvelle mosaïque. Dans le périmètre restreint du concours, l'interférence rural/urbain est clairement montrée par une superposition: une rivière transformée, une promenade renforcée sur le tracé de l'ancien canal.

Entre les deux: les aires d'expérimentation et de multiplication bio-végétales, sorte d'annexe délocalisée du Conservatoire et Jardin botanique, constituant une antenne scientifique travaillant en parallèle avec le projet expérimental de régénération de l'Aire.

Progressivement, la force des concepts retenus a transformé la fourmilière de spécialistes en un collège de partenaires complémentaires et nécessaires les uns aux autres.

C'est de ce groupe que sont sorties les esquisses, puis les plans exprimant de façon unanime le concept de renaturation retenu.

A l'issue de la publication de ce projet de renaturation, chacun des spécialistes a convenu qu'avant de travailler ensemble il se sentait individuellement capable de relever un tel défi, mais que jamais il ne serait parvenu au résultat proposé, qui est réellement une œuvre pluridisciplinaire.

Cette communion de pensées née d'un enthousiasme créateur commun, souvent obtenue à l'issue d'un long et pénible travail, a permis à chacun des spécialistes de remettre en cause certaines idées préconçues et élargir son champ d'investigation. Cet état d'esprit a facilité le développement d'une réflexion permettant la mise en œuvre d'un projet ayant un très fort impact sur son milieu.

La mise en œuvre d'un espace de projet garantissant au cours d'eau un espace de sécurité (espace naturel de divagation), nécessite qu'un espace, dans lequel des mesures d'accompagnement pourront être mises en place, soit prévu déjà à l'origine du projet. Et ceci par l'élargissement de l'espace de projet à une zone d'améliorations structurelles, incluant les outils appropriés (dans le périmètre d'études d'aménagement). Un pacte de développement régional entre les utilisateurs agricoles et les projeteurs est nécessaire. La renaturation ne peut se réaliser que dans un cadre suffisamment élargi allant bien au-delà des emprises du cours d'eau.

Le groupement "Superpositions" est constitué des bureaux suivants:
M. Georges Descombes, architecte
ADR Sàrl, architectes – MM. Julien Descombes et Marco Rampini
Léman-Eau®, ingénieurs
- B+C Ingénieurs SA, ingénieurs génie rural – MM. Claude-Alain Vuillerat et Claude Thomas
- ZS Ingénieurs Civils SA, ingénieurs génie civil – Mme Marie Schärlig et Vincent Correnti
Biotec Biologie appliquée SA, biologistes – MM. Bernard Lachat et François Gerber

Claude-Alain Vuillerat
ing. rural dipl. EPFL
B+C Ingénieurs SA
Av. du Casino 45
CH-1820 Montreux
mail@bcing.ch

Texte intégral: MPG 2/2002
Commendez la revue MPG: verlag@geomatik.ch


Natur- und Landschaftsprojekt Seeschüttung Reussdelta
Ökonomische und ökologische Verwertung von Tunnelausbruchmaterial im Urnersee

Insgesamt 2.5 Mio. Tonnen Ausbruchmaterial aus dem Gotthard-Basistunnel in Amsteg und der N4-Umfahrung in Flüelen werden in den Jahren 2001 bis 2006 am Südufer des Urnersees für die Schaffung von Inseln und Flachwasserzonen aufgeschüttet. Dank der kurzen Transportdistanzen ist diese Verwertung des Ausbruchmaterials ökonomisch und ökologisch. Bauherr des Projektes ist der Kanton Uri. Experten aus verschiedenen Fachbereichen begleiten das für die Schweiz einzigartige Projekt.

E. Schilter, B. Bühlmann (2000)

Geschichte des Reussdeltas

Die Reuss mit einem Einzugsgebiet von 832 km2 verursachte seit jeher grosse Überschwemmungen zwischen Amsteg und dem Urnersee. Verwüstete Felder und Häuser hinterliessen jeweils eine grosse Not. Verschiedene Überschwemmungskatastrophen ab dem Jahre 1828 veranlassten die schweizerische gemeinnützige Gesellschaft zu einer Spendensammlung für eine umfassende Korrektur der Reuss. In der Folge entschied sich der Urner Landrat für die Projektierung eines Kanals von der Seedorferbrücke bis zum See. 1850 bis 1852 erfolgte der Bau. Die Dämme aus zugeführten Steinen ruhten auf Holzrosten. Die Sohlenbreite, auf 25 Meter angelegt, wurde noch während dem Bau um rund einen Meter verengt, um den Abfluss zu beschleunigen. 1854 bis 1863 setzte man die Verbauung bis zur Attinghauserbrücke fort. In Folge eines Hochwassers im Jahre 1868 wurde das Querprofil im unteren Teil auf 30-40 Meter erweitert. In den folgenden Jahrzehnten erhöhte sich die Sohle der Reuss durch Ablagerungen im Gerinne und vor der Mündung. Neue Hochwasserschäden waren die Folgen. Zwischen 1900 und 1912 wurde erneut an den Dämmen gearbeitet. Eine sorgfältige lokal differenzierte Profileinschnürung führte schliesslich zum angestrebten Gleichgewichtszustand der Reusssohle. Die Verlängerung des Kanals um 300 Meter in den See hinaus leitete das Geschiebe direkt ins Tiefenwasser und verhinderte Auflandungen an der Mündung.

Seit dieser Kanalisierung der Reuss konnte sich die Flusslandschaft nicht mehr dynamisch entwickeln. Der Beginn des Kiesabbaues Anfang des letzten Jahrhunderts führte dazu, dass sich die Uferlinie gebietsweise um zu 200-300 Meter landeinwärts verschob. Rund 24 Hektaren Riedwiesen und Schilffelder gingen verloren.

Gesamtprojekt Reussdelta

Zwischen 1970 und 1979 erarbeiteten Amtsstellen und Planungsbüros alle wesentlichen Grundlagen zum Gesamtprojekt Reussdelta. In die Reuss wurde eine Blockschwelle eingebaut, um eine Rückwärtserosion der Reusssohle zu verhindern. Diese Blockschwelle erlaubte es, den Mündungskanal um ca. 225 Meter zu verkürzen. In der Folge wurde 1989 der linke und 1991 der rechte Mündungsarm geöffnet. Seitdem hat sich das Urner Reussdelta wieder sehr dynamisch entwickelt. Neue Auflandungen und Inseln sind entstanden und werden weiter entstehen.

Projekt Inselgruppen Reussdelta

1990 beauftragte der Regierungsrat die Volkswirtschaftsdirektion und die Kommission für das Reussdelta, ein Projekt auszuarbeiten, das die Ufererosion und den weitergreifenden Landverlust im Bereich des linken Seeufers stoppt. Das in der Folge ausgearbeitete Projekt sieht vor, auf der linken Seite der Reussmündung zwei deltaähnliche naturnahe Inselgruppen aufzuschütten. Darum herum sollen ökologisch wertvolle Flachwassergebiete geschaffen werden. Dieser naturnahe Uferschutz soll nicht nur dem fortgreifenden Landverlust Einhalt bieten, sondern vor allem auch die Lebensbedingungen von Pflanzen und Tieren verbessern sowie den Erholungswert für die Bevölkerung steigern. Drei der geplanten Inseln werden für den Naturschutz reserviert, drei Inseln für die Erholung und die Badenden freigegeben. 1993 hat der Regierungsrat dieses Projekt mit dazugehörigem Umweltverträglichkeitsbericht genehmigt.

Die Schüttungen der Inselgruppen beanspruchen rund fünf Hektaren Seefläche. Gewonnen werden mit dem Projekt 1,1 Hektaren Flachwassergebiete, 2,3 Hektaren amphibische Gebiete und 0,9 Hektaren terrestrische Gebiete. Die Schüttmächtigkeit beträgt bis gegen 18 Meter. Geplant war von Anfang an das überschüssige Ausbruchmaterial des N4-Umfahrungstunnels Flüelen im Rahmen dieses Projektes zu verwerten. Dafür werden rund 0,7 Mio. Tonnen geeignetes Material gebraucht.

Projekt Regenerierung Flachwasserzonen

1993 setzte der Regierungsrat eine Arbeitsgruppe ein mit dem Auftrag, Ablagerungsmöglichkeiten für vorwiegend aus verschiedenen Grossprojekten anfallendes Ausbruchmaterial abzuklären. Als idealen Verwendungszweck für solches Material erachtete die beauftrage Arbeitsgruppe Wasserschüttungen im Reussdeltagebiet, mit dem Ziel, dort durch den früheren Kiesabbau zerstörte Flachwasserzonen wiederherzustellen. In der Folge liess der Kanton ein Vorprojekt erarbeiten. Positiv verlaufene Gespräche mit der Bauherrschaft des geplanten Gotthard-Basistunnels, dannzumal der SBB und heute der AlpTransit Gotthard AG, haben den Regierungsrat veranlasst, schliesslich ein Bauprojekt mit Umweltverträglichkeitsbericht ausarbeiten zu lassen. Am 10. September 1999 hat das zuständige Amt für Umweltschutz das Projekt Regenerierung Flachwasserzonen im Urner See mit dazugehörigem Umweltverträglichkeitsbericht genehmigt.

Die Schüttungen der Flachwasserzonen beanspruchen ca. 11 Hektaren Seefläche. Benötigt werden rund 1,8 Mio. Tonnen Ausbruchmaterial. Damit können über 4 Hektaren wertvolle Flachwassergebiete geschaffen werden. Für die Ausführung dieser Schüttungen werden rund 1,8 Mio. Tonnen Ausbruchmaterial von der AlpTransit Baustelle in Amsteg benötigt.

Kosten und Zeitplan

Die Schüttungen der Inselgruppen kosten rund 6,5 Mio. Franken, die Schüttungen der Flachwasserzonen rund 19 Mio. Franken. Finanziert werden die Projekte durch die Entschädigung, welche die AlpTransit Gotthard AG und die Bauherrin der N4-Umfahrung Flüelen für die Übernahme des Ausbruchmaterials an den Kanton Uri leisten müssen.

Versuchsschüttungen fanden im Juni und Juli 2000 statt, um Erfahrungen zu gewinnen mit dem Schüttvorgang und den ökologischen Auswirkungen sowie den notwendigen technischen Massnahmen. Das Hauptmaterial der N4-Umfahrung Flüelen wird ab Frühjahr 2001 bis Mitte 2002 angeliefert, das Ausbruchmaterial des Zwischenangriffs Amsteg des Gotthardbasistunnels ab 2001 bis 2006. Im Sinne einer Gesamtprojektoptimierung werden die Schüttprozesse der beiden Projekte ausführungsmässig zusammengefasst. 2007 sollen die Inselgruppen und die Flachwasserzonen fertiggestellt sein.

Umweltverträglichkeit

Seeschüttungen haben immer auch ökologische Auswirkungen. Bestehende Flachwassergebiete mit vorhandener Unterwasservegetation müssen überschüttet werden. Es werden auch örtliche Fischlaichgebiete überschüttet und gewisse Trübungen im See sind zu erwarten. Die Materialtriage und -kontrolle soll sicherstellen, dass nur geeignetes Schüttmaterial in den See gelangt. Mittel- und langfristig ist die ökologische und landschaftliche Aufwertung wesentlich grösser als die örtlich und zeitlich beschränkte Beeinträchtigung.

Um die Umweltverträglichkeit der Materialtransporte sicherzustellen wird das Material von der N4-Umfahrung Flüelen mit Förderbändern zu einer Umschlagstelle im Industrieareal am See transportiert. Dort wird es umgeschlagen auf Transportschiffe, welche das Material schliesslich ins Projektgebiet transportieren. Das Material von der Baustelle des Gotthard-Basistunnels gelangt mit Güterzügen ebenfalls zur Umschlagstelle. Die maximale Schüttmenge pro Tag beträgt bei der Anlieferung von der N4-Umfahrung Flüelen rund 5'000 Tonnen, bei der Anlieferung vom Gotthard-Basistunnel rund 3'000 Tonnen pro Tag.

Das Einbringen des Schüttmaterials in den See wird unweigerlich zu Trübungen führen. Um diese Trübungsfahnen einzugrenzen wird der Schüttvorgang in einer Pontonanlage vorgenommen. Nach dem Öffnen der Klappen im Schiffsrumpf sinkt das Material innerhalb einer Schürze mit einer Länge von bis zu 30 m zum gewünschten Ort auf den Seegrund. Aufgrund der mit Echolot und GPS ausgewerteten Schüttresultate wird der nächste Schüttort bestimmt und die Pontonanlage entsprechend verschoben. Ölsperren stellen sicher, dass allfällige Auswirkungen auf das Ufer und weitere angrenzende Flachwassergebiete eingegrenzt werden. Die unterseeische Schüttung wird laufend vermessen, um schliesslich die Flachwasserzonen und die geplanten Inseln am richtigen Ort und mit der richtigen Ausdehnung verwirklicht zu haben.

Ein Expertenteam unter der Leitung des Bauausschusses der Reussdeltakommission stellt sicher, dass das Projekt umweltverträglich, mit dem maximalen ökologischen Nutzen und unter Berücksichtigung der geforderten bautechnischen Vorgaben verwirklicht wird. Selbstverständlich wird die ganze Ausführung des Projektes Seeschüttung Urnersee auch überwacht. Eine Erfolgskontrolle während der Ausführung und nach Abschluss des Projektes soll sicherstellen, dass die Projektziele erreicht werden.

 

Edi Schilter, Benno Bühlmann
Projektleitung Seeschüttung
Klausenstrasse 4
CH-6460 Altdorf
e-mail: info@seeschuettung.ch
http://www.seeschuettung.ch

Vollständige Version siehe VPK 12/2000
Bestellung VPK: verlag@geomatik.ch


Der ländliche Raum und die Informationsgesellschaft - Trends, Fakten, Auswirkungen

Im Übergang von der Industrie- zur Informationsgesellschaft waren und sind die Hoffnungen auf Dezentralisierung und wirtschaftliche Impulse durch Anwendung moderner Medien im ländlichen Raum sehr groß. Bisher nutzten diese mehr den Städten und Ballungsgebieten als peripheren Regionen. Vielleicht liegen die Gründe hierfür darin, daß sich die ländlichen Gemeinden bisher mehr mit Fragen der Technik und Finanzierung als mit den Anwendungsmöglichkeiten und dem möglichen Nutzen befaßt haben. Vielleicht aber ist ganz einfach auch eine breitere und intensivere Information über die vielfältigen Chancen aus der Nutzung neuer Medien notwendig.

Vor diesem Hintergrund trug die Bayerische Akademie Ländlicher Raum in Zusammenarbeit mit der Leopold-Kohr-Akademie des Landes Salzburg vom 21.-23. Oktober 1999 im österreichischen Neukirchen a. Großvenediger dazu bei, bestehende Informationsdefizite über Trends, Fakten und Auswirkungen unserer Informationsgesellschaft abzubauen und den ländlichen Gemeinden die realistischen Möglichkeiten der Telematik auch anhand positiver Beispiele aus der Praxis aufzuzeigen.

Rupert Linder (1999)

Landes- und Kommunalpolitiker, Dorf- und Regionalplaner, Beschäftigte staatlicher und kommunaler Behörden, Vertreter aus Wirtschaft und Wissenschaft sowie der Medien wurden von Prof. Alfred Winter, Landesbeauftragter für kulturelle Sonderprojekte des Landes Salzburg sowie von Neukirchens Bürgermeister Peter Nindl begrüßt und anschließend vom Präsidenten der Bayerischen Akademie Ländlicher Raum, Univ. Prof. Dr.-Ing. Holger Magel in die Tagung eingeführt.

Magel stellte bereits zu Beginn der Tagung die entscheidende Frage, wie durch den Einsatz neuer Informations- und Kommunikationstechnologien (IKT) und der neuen Medien im ländlichen Raum zusätzliche bzw. neue Arbeitsplätze entstehen können. Zugleich mahnte Magel, daß hierzulande die flächendeckende Nutzung der IKT nicht an Bildung und Geld scheitern dürfe. Keinesfalls dürfe der Zugang zu den neuen Technologien und deren Nutzung zu einer neuen Stadt-Land-Dichotomie führen, bei der das Land das Nachsehen habe. Hauptaufgabe der Akademie als Denkfabrik für den ländlichen Raum sei es, die brennenden Fragen der Gegenwart aufzuwerfen und dabei manchmal auch "Finger in Wunden zu legen".

Den ersten Themenblock zu Regionalpolitik und Telematisierung eröffnete Univ. Prof. Dr. Helmut Schreiner, der Präsident des Salzburger Landtages. Schreiner beschrieb die starken Bemühungen und Zukunftspläne des Landes Salzburg, um sich für die Informationsgesellschaft zu rüsten.

Der Präsident des Bayerischen Gemeindetages und 1. Bürgermeister der Stadt Starnberg, Senatspräsident Heribert Thallmair, wies in seinem Vortrag den Weg zum "Virtuellen Rathaus". Unter der Prämisse, daß der mündige und medienerfahrene Bürger nicht mehr nur Bittsteller sei, habe auch die Gemeinde als obrigkeitsstaatliche Behörde ausgedient, so Thallmair. Neues Selbstverständnis der Kommunalverwaltungen sei es, sich als partnerschaftliche Einrichtung zu verstehen. In der virtuellen Gemeinde, die 7 Tage in der Woche und rund um die Uhr geöffnet ist, herrsche ein Höchstmaß an Transparenz sowohl innerhalb der Verwaltung als auch zwischen der Verwaltung und den Bürgern. Der Nutzerwunsch des Bürgers stehe stets im Vordergrund. Schnelligkeit, Zeit- und Kostenersparnis seien die Prinzipien der virtuellen Gemeindeverwaltung. Der Nutzen für den Bürger sei sowohl in einer passiven (z.B. der Veröffentlichung von Daten, Statistiken, Terminen etc. im Internet) als auch in einer aktiven Nutzung (Erledigung von Behördengängen via Internet und E-Mail) zu sehen. Wenngleich aus Gründen des Datenschutzes und der Datensicherheit noch nicht alle Verwaltungsvorgänge per Internet abgewickelt werden können, seien jedoch bereits wesentliche Teile der Virtuellen Kommune in Thallmairs Heimatgemeinde Starnberg Wirklichkeit.

Präsident Magel nahm den Vortrag Thallmairs zum Anlaß, eine eindringliche Mahnung an alle freiberuflichen Planer auszusprechen, auf die geänderten Wünsche der Kommunen und der Bürger angemessen und schnell zu reagieren, um von der Entwicklung nicht überrollt zu werden. Durch die Möglichkeit der neuen IKT ergeben sich völlig neue Formen der Bürgerbeteiligung und des aktiven Dialogs bei Planungen, z. B. in der Dorferneuerung oder bei der Regionalen Landentwicklung.

Mahnungen wurden auch vom letzten Referenten des ersten Tages ausgesprochen. In seinem Vortrag "Telematisierung – Letzte Rettung für den ländlichen Raum?" äußerte Univ. Prof. Dr.-Ing. Elmar Zepf Bedenken, daß die Kommunen im ländlichen Raum die neuen Techniken nicht ausreichend nutzen und dadurch ins Hintertreffen gegenüber den Ballungsgebieten geraten könnten. Die IKT dürften nicht zu einer Informations-Einbahn von den Städten in den Ländlichen Raum werden. Die besondere Chance gerade der ländlichen Gemeinden sei es, im World Wide Web einer immer globaler werdenden Welt auf regionale und "lokale Herkunftsbesonderheiten" (Hermann Lübbe) hinzuweisen und somit Standortvorteile herauszuarbeiten. Gleichzeitig warnte Zepf vor einer allzu großen Euphorie den Einsatz der IKT betreffend und mahnte neben Weiterentwicklung von Hard- und Software auch eine inhaltliche Auseinandersetzung mit den neuen Medien an. Die größte Herausforderung durch die neuen Medien, nicht nur für den ländlichen Raum, sei der Umgang mit "ungenauem und paradoxem Wissen" – so die Botschaft des 6. Kontradieff.

Um die Konturen der Informationsgesellschaft ging es zu Beginn des zweiten Tages. Die Bedeutung von Netzwerken und "Kreativen Milieus" im ländlichen Raum beleuchtete Univ. Prof. Dr. Dr. h. c. Jörg Maier von der Uni Bayreuth. Maier wies darauf hin, daß trotz Aufrüstung im IKT-Bereich der periphere ländliche Raum bislang keine Welle von neuen Arbeitsplätzen erleben konnte. Maier bezweifelte, daß mit der Bereitstellung von Hardware bereits die regionale Entwicklung angekurbelt sei. Vielmehr brauche es private, regional verankerte und vernetzte Unternehmen im Sinne eines kreativen Milieus, die die vorhandene Technik quantitativ und inhaltlich ausbauten.

Maier stellte die These auf, daß die Universitätsneugründungen in Bayern zu den "Großtaten" der Regionalpolitik gehörten, wozu auch die Fachhochschulen zu zählen seien.. Er untermauerte seine Behauptung mit dem Beispiel der Fachhochschule in Deggendorf, die durch den Einsatz der neuen Medien sehr gute Kontakte mit der Volksrepublik China aufbauen konnte und dadurch zu einem Kondensationskern für eine regionale Entwicklung wurde. Maier nannte in diesem Zusammenhang auch die Gründerzentren in Bayern, die ähnliche Dienste für die regionale Entwicklung leisteten.

Einen interessanten Einblick in die Trends der technischen Telekommunikation und ihre limitierenden Faktoren bot anschließend Dr. Wolfgang Fleig von der Siemens AG. Fleig stellte gleich zu Beginn seiner Ausführungen fest, daß beim Blick in die Zukunft reine Trendfortschreibungen nicht genügen. Sie glichen einer Autofahrt mit ausschließlichem Blick in den Rückspiegel (d.h. nach hinten, also in die Vergangenheit). Als besonders krasses Beispiel für eine Trendabweichung durch Paradigmenwandel nannte Fleig den seinerzeit unverhofften Bedeutungsrückgang des Pferdes und den damals unvorstellbaren Siegeszug des Automobils. Bezüglich IKT bedeutet dies, daß technischer Fortschritt in der Lage sei, Trendwenden einzuleiten. Fleig untermauerte seine Ausführungen am Beispiel des Preisverfalls für Speicherbausteine. Was vor 25 Jahren noch 150.000,-- DM gekostet hatte (1 Mbit Speicher DRAM), kostet heute noch gerade so viel wie ein Ortsgespräch. Der Preisverfall sei eine direkte Folge der Leistungsexplosion, so Fleig. So sei es auch nicht verwunderlich, daß die Menge übertragener Bytes zur Zeit um mehrere hundert Prozent zunimmt. Diese technische Entwicklung bleibe freilich nicht ohne Folgen für die Wirtschaft. Unternehmen entwickeln auf der Basis neuer Möglichkeiten der Kommunikation neue Organisationsformen. Das traditionelle Unternehmen mit einer Bündelung aller wesentlichen Funktionen und Prozesse an einem Standort wird zunehmend durch eine Verteilung der Wertschöpfungskette in einzelne Segmente ersetzt. Gleichzeitig bilden sich neue Arten von Zusammenschlüssen unterschiedlicher Unternehmen als virtuelle und temporäre Einheit heraus. Die Agglomerationsvorteile von Ballungszentren würden hierdurch relativiert, ländliche Regionen durch ihre spezifischen Standortqualitäten seien somit wieder attraktive Mitbewerber um Betriebsansiedelungen.

Kernproblem bei virtuellen Unternehmen sei aber nach wie vor die Erreichbarkeit der einzelnen Mitarbeiter, limitierender Faktor das als "letzte Meile" bezeichnete "Access-Network". Gemeint ist damit die Leistungsfähigkeit des Anschlusses (Zweitdraht, Koaxialkabel, Funk oder Glasfaser) bis zum superschnellen Glasfaserkabel des sog. "Core-Networks". Überraschendes Fazit dieses technisch gehaltenen, doch für jedermann verständlichen Vortrages: die höchsten Investitionskosten für Telekommunikation im ländlichen Raum liegen nicht im Bereich der Telekommunikationstechniken selbst, sondern in den kostenintensiven Tiefbaumaßnahmen begründet! Die Botschaft an die Kommunen hieß folglich: bei Tiefbaumaßnahmen, z. B. bei den vielerorts durchgeführten Kanalarbeiten, entsprechende Leerrohre für eine spätere Glasfaserverkabelung gleich mitverlegen um Kosten zu sparen und, im wahrsten Sinne des Wortes, den Anschluß nicht zu verlieren! Dies gilt gerade auch für Dorferneuerungsmaßnahmen, mit denen vielfach Kanalarbeiten verbunden werden.

Michael Breisgy, vormals Österreichs Botschafter in Irland, leitete mit seinen Anmerkungen zur Lehre des Ökonomen und Philosophen Leopold Kohr den besinnlichen Kontrast zum Technikthema des Vorredners ein. Breisgy philosophierte zunächst über den "Information over-flow" oder die "Hirn-physiologische Barriere der Globalisierung" bevor er auf die Verknüpfung einiger Einsichten der Informations- und Systemtheorie einging. Im Mittelpunkt standen die von Kohr formulieren Thesen gegen Schnelligkeit und Größe. Die warnende Quintessenz seiner Ausführungen: "Schnelligkeit fördert Einheitlichkeit und Größe, Einheitlichkeit und Größe fördern Starrheit und Verschwendung, Starrheit und Verschwendung fördern Untergang".

Der Philosoph Dr. Günther Witzany trat mit seinem Vortrag ebenfalls in die Fußstapfen von Leopold Kohr. Witzany schlug den Bogen von den Ursprüngen der Wissenschaft im alten Griechenland über die Entwicklung eines mechanistischen Weltbildes hin zu den hausgemachten Bedrohungen der Menschheit durch die Technik im ausgehenden 20. Jahrhundert. Witzany appellierte an die Zuhörerer, angesichts einer schier ungebremsten Technikeuphorie die Sinnfrage stets im Auge zu behalten.. Als Gegengewicht zu den Bedrohungen durch unkritischen Fortschrittsglauben riet Witzany den Teilnehmern der Tagung u. a. zu mehr sozialer Nähe und zu mehr sinnlichen Erfahrungen. Statt sämtliche Kraft und Phantasie der Erhöhung der Übertragungskapazität in der Datenelektronik zu widmen, empfahl er die Verbessserung der persönlichen Kommunikation. Fazit der kritischen Ausführungen des Philosophen in Anlehnung an Leopold Kohr: "small is beautiful – slow is beautiful".

Um Akzeptanz und Anwendungen der IKT im ländlichen Raum ging es im anschließenden Themenblock. Eberhard Sinner, MdL und dort Vorsitzender der Aktionsgruppe Information und Kommunikation, sah den Nutzen der IKT im ländlichen Raum darin, verlorenen Boden wiederzugewinnen. Unter anderem am Beispiel Finnlands und der dortigen sehr hohen Telearbeitsquote von 10% versuchte Sinner, die Vorteile und Chancen der IKT für den Ländlichen Raum darzustellen. Er versäumte allerdings nicht darauf hinzuweisen, daß es sich bei vielen Segnungen der IKT für die Benutzer um Holschulden handle, keineswegs um eine bloße Berieselung mit Informationen. Auch sei der Bereich der IKT vielerorts zu einem Schlachtfeld geworden, auf dem die Davids gegen die Goliaths siegten, wie der Siegeszug des Betriebssystems LINUX und seines Erfinders, des Informatikstudenten Linus Thorwald gegen die Omnipräsenz der Microsoft-Konzerns eindrucksvoll beweise. Sinners Fazit im Hinblick auf die Segnungen der IKT: "Gott gibt uns die Nüsse, knacken müssen wir sie selber".

Auf Nachfrage von Diskussionsleiter Magel vertrat Sinner darüber hinaus die Thesen, daß die ISDN-Technik noch nicht voll genutzt werde und auch ohne Glasfaser noch erhebliche Kapazitätssteigerungen möglich wären. Die Behörden müßten hier mit gutem Beispiel vorangehen, was ein Investitionsvolumen von ca. 10 Millionen Mark bedeuten würde. Die Verbreitung der Mobilfunktechnik gebe hier ein gutes Beispiel.

Einblick in ein konkretes Telearbeitsprojekt verschaffte anschließend Michael Kraupa. Am Beispiel von TWIST, dem Telearbeitsprojekt der BMW AG stellte Kaupa Anforderungen, betrieblichen Nutzen und die gesellschaftlichen Auswirkungen vor. Voraussetzung für die Verwirklichung eines solchen Projektes sei eine Tätigkeit des Telearbeiters in Kernbereichen, so z. B. Forschung und Entwicklung. Weiter seien eine Standardisierung der Hard- und Softwareausstattung sowie die Fähigkeit der Führungskraft zu "virtuellem" Führen der vom Betrieb abwesenden Arbeitskraft notwendig. Der Anstoß zur nachhaltig betriebenen Telearbeit, so Kaupa, müsse "von Oben" kommen, weniger vom Telearbeiter selbst.

Einen weiteren Bereich der Anwendung neuer Techniken und Medien im ländlichen Raum stellte Angela Lerzer, Geschäftsführerin der AOVE GmbH für regionale Entwicklung vor. Die kommunale Allianz in der Oberpfalz sieht eines der Haupteinsatzgebiete für IKT in der Harmonisierung der Flächennutzungsplanung mittels Geographischer Informationssysteme (GIS). Voraussetzung für eine erfolgreiche Verwirklichung sei jedoch eine Harmonisierung der GIS-Systeme und Standards zwischen Verwaltung und Kommunen sowie eine regelmäßige Aktualisierung der Datenbestände, so die Geschäftsführerin.

Den Umgang von Schülern mit dem Internet stellten nach der Mittagspause Bürgermeister Peter Nindl und ein ortsansässiger Lehrer in der Hauptschule der Marktgemeinde vor. Anschließend stellten sich die Referenten des Vormittags der Diskussion im Plenum.

Kernfragen der Diskussion waren erwartungsgemäß der Umgang kleiner Landgemeinden mit den IKT sowie die Frage, wie mit den neuen Techniken Arbeitsplätze geschaffen werden können. Einige Bürgermeister meldeten sich daraufhin zu Wort und berichteten von ihren verschiedenen Erfahrungen. Eine weitere Kernfrage galt dem Umgang freiberuflicher Planungsbüros mit den IKT. Sowohl bei den Gemeindevertretern als auch bei den Planern war teilweise eine gewisse Ratlosigkeit zu spüren, wie denn nun mit den neuen Medien umgegangen werden soll. Akademiepräsident Magel nutzte die Gelegenheit, um auf Grundlage der vorausgegangenen Referate und Wortbeiträge noch einmal auf die dringende Notwendigkeit der Beschäftigung mit den IKT aufmerksam zu machen und vor einer Verschleppung des Problems zu warnen.

Im Anschluß an die Diskussion wich die Theorie der IKT der multimedialen Praxis. Unter anderem wurden den Teilnehmern die Leopold-Kohr-CD-ROM von Mitgliedern der Studiengruppe Siemens präsentiert. Die CD-ROM stellt den "Philosophen der kleinen Einheiten" mit Bild, Text, Ton und Videoelementen in einer ganzheitlichen, multimedialen Form dar. Die Arbeit Kohrs, dessen zeitloses Vermächtnis den roten Faden der Herbsttagung bildete, fand sich schließlich in zahlreichen Beiträgen der Tagung mit dem weltberühmten Zitat "small is beautiful" wieder. Anschließend führte eine Präsentation des Schatzkammer-TV mit dem Verein TAURISKA, der Leopold-Kohr-Akademie und der Fachschule Bramberg mit zahlreichen Videoaufnahmen vor, wie die Synthese zwischen regionaler Tradition und modernen Medien gestaltet werden kann indem sie dokumentiert, aufbereitet und einem überregionalem Publikum zugänglich gemacht wird. Die Themen regionaler Selbstdarstellung reichten dabei von der Vorstellung eines Schulprojekts über Mundartportraits bis hin zum Fernsehsender mit Spezialwetterbericht für Freizeitsportler. Es folgte ein Aufruf an alle Teilnehmer, ihre lokalen und regionalen Besonderheiten selbst zu filmen und z. B. in den dazu immer mehr bereiten TV-Anstalten zu präsentieren.

Als Abendprogramm der Tagung hatte sich die Marktgemeinde Neukirchen etwas besonderes einfallen lassen: die Teilnehmer durften im neu eröffneten Schaubergwerk unter Tage einen fachkundig geführten Einblick in die Arbeit und das beschwerliche Leben der Minenarbeiter gewinnen, die dort in vergangener Zeit Kupfererz abbauten.

Die Herbsttagung der Akademie wurde am dritten Tag abgerundet von einem Vortrag über Bürgernetze und Telezentren in Bayern, präsentiert vom Vertreter des Bayerischen Staatsministerium für Ernährung, Landwirtschaft und Forsten, MR Konrad sowie von MR a. D. Jändl. Einen aufschlußreichen Einblick in den Rechtsalltag im Cyberspace gab anschließend Rechtsanwalt Dr. Thiele aus Salzburg. Daß die "virtuelle Ubiquität" des World Wide Web keineswegs ein rechtsfreier Raum sondern eher über- als unterreglementiert sei, erläuterte Thiele den überraschten Teilnehmern an zahlreichen Beispielen aus dem In- und Ausland.

Den Abschluß der Vorträge bildete ein Vortrag über den alles überragenden amerikanischen Einfluß nicht nur im Internet. Über "Coca-Colonisation, Internet und Geschichte" philosophierte und referierte der Salzburger Historiker Univ. Prof. Dr. Reinhold Wagnleitner. Dabei kam zur Sprache, daß das World Wide Web so weltweit gar nicht ist und große Teile der Weltbevölkerung überhaupt nicht daran teilhaben. Angesichts der ungeheuren Mengen von Informationen, die über das Web zu beziehen sind, stellte Wagenleitner weiter die Frage, ob wir uns nicht eher auf dem Weg in eine Des-Informationsgesellschaft befinden, frei nach dem Motto: "Konsum ergo sum".

Akademiepräsident Univ. Prof. Dr.-Ing. Holger Magel faßte als Schlußredner die wesentlichen Inhalte der Tagung in 7 Thesen zusammen. Magel relativierte das technische Problem der "letzen Meile" und resümierte, daß sich die Verantwortlichen immer noch zwischen Skepsis und Optimismus bewegten, was die Gewinne des ländlichen Raumes durch die IKT betrifft. An die Planer erging nochmals die Warnung, das Thema IKT und Informationsgesellschaft nicht zu lange zu vernachlässigen wie seinerzeit das gesteigerte Bedürfnis der Bürger nach Partizipation. Magel wies aber auch auf den aufgezeigten Widerspruch hin, in dem sich Planer und öffentliche Verwaltung befinden. Einerseits müssen diese so schnell wie möglich auf Veränderungen reagieren und sich technischer Entwicklung öffnen, andererseits würden die sozialen und immateriellen Folgen der IKT in der Öffentlichkeit viel zu wenig diskutiert, um gesicherte Erkenntnisse über deren Auswirkungen zu haben, um ein weitsichtiges und nachhaltiges Planen zu ermöglichen. "Macht es denn Sinn", so Magel, "immer schneller, immer informierter etc. zu sein"?

Mit dem Einbau von Datenautobahnen sei es jedenfalls nicht getan, so das Ergebnis der Tagung. Vielmehr sind Visionen und Zukunftsszenarien notwendig. "Zukünfte" für den Ländlichen Raum müssen im Kontext modernster IKT neu ausgedacht werden. Hierzu gehörten auch die notwendige und sinnvolle Nutzung der IKT im Zusammenhang mit der Diskussion um eine neue Sozial- und Bürgerkultur unter Nutzung der gegebenen Techniken und Organisationsstrukturen, z. B. der bestehenden Bürgernetze. In diesem Sinne fördern IKT auch eine lebendige und aktive Demokratie im Staate und sind deshalb durchaus kritisch aber grundsätzlich positiv aufzunehmen.

 

Rupert Linder
Lehrstuhl für Bodenordnung und Landentwicklung an der TU München
Bahnhofstr. 9
D- 86981 Kinsau
e-mail: Rupert.Linder@gmx.de

 

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Aménagement du territoire et développement durable

Le développement durable (que j'abrégerai ci-après DD) est un thème manifestement très actuel. Il constitue à la fois un slogan politique, une "tarte à la crème" (tout le monde en parle sans en préciser le contenu) et un objet de recherche. C'est bien entendu de ce dernier point de vue que je me placerai. Il existe plusieurs définitions du développement durable (cf. par exemple Comité interdépartemental, 1995, p. 64), la littérature distinguant entre la durabilité "forte" et la durabilité "faible" (starke und schwache Nachhaltigkeit, cf. M. Wackernagel et W. Rees, 1997, p. 57 et W. Schmid, 1999). Dans la théorie de la durabilité "faible", défendue notamment par des économistes, il convient de viser à maintenir le capital existant, considéré globalement (soit le capital naturel, humain, social, financier, etc.). La durabilité "forte" met l'accent sur la nécessité du maintien, du renouvellement ou de la compensation des ressources naturelles (non renouvelables). Pour ma part, j'estime que seule cette dernière vision est crédible même si sa mise en œuvre dans l'aménagement du territoire, par rapport à la ressource non renouvelable qu'est le sol, ne peut que se heurter à des obstacles immenses. Toutefois, des études théoriques (cf. Baccini et Oswald, 1998) démontrent qu'il serait possible, dans un laps de temps de 30 à 50 ans, par des changements dans les configurations spatiales, les formes urbaines, les densités, les infrastructures, etc., de diminuer la surface urbanisée d'un pays comme la Suisse, le tout en profitant des processus normaux de transformation et de rénovation des bâtiments et des infrastructures.

P.-A. Rumley (1999)

Aménagement du territoire et développement durable

Généralités

Le DD est à l'évidence une problématique qui dépasse largement le cadre de l'aménagement du territoire. D'un autre côté, je prétends d'une part que les aménagistes ont tort de se désintéresser de cette problématique, la laissant aux économistes et aux spécialistes de l'environnement, et d'autre part que les buts et principes de l'aménagement du territoire, tels qu'ils sont par exemple définis dans la LAT (loi fédérale sur l'aménagement du territoire), sont proches des objectifs du DD.

Les buts et principes de la LAT, définis à ses articles premier et 3, constituent en quelque sorte la doctrine (ou la philosophie) de l'aménagement du territoire en Suisse. La méconnaissance de ces dispositions et leur utilisation discutable causent d'ailleurs un préjudice considérable à l'aménagement du territoire.

On retrouvera des objectifs similaires dans les lois étrangères (Raum-ordnungsgesetz en Allemagne, projet de loi d'orientation sur l'aménagement du territoire et le développement durable en France, par exemple).

LAT et DD

Nous avons repris (cf. p. 3) quelques dispositions de la LAT et les avons classées par rapport aux trois composantes économique, environnementale et sociale du DD.

Il ressort de cette analyse le rôle important que peut et doit jouer l'aménagement du territoire dans la préservation des ressources, notamment :

  • le principe de l'utilisation mesurée du sol
  • la protection des bases naturelles de la vie
  • la protection contre les nuisances
  • la préservation du paysage
  • le maintien de la forêt

Mais l'aménagement du territoire poursuit également des objectifs économiques, par exemple :

  • le développement harmonieux de l'ensemble du pays
  • la prise en compte des besoins de l'économie
  • la garantie de sources d'approvisionnement suffisantes dans le pays, par exemple dans le domaine de l'énergie
  • le principe de la compensation (qui a aussi une connotation sociale).

Quant aux buts de nature sociale, ils sont nombreux également :

  • la promotion de la vie sociale, économique et culturelle des différentes régions du pays
  • la prise en compte du principe de subsidiarité
  • la recherche d'un habitat de qualité (aires de verdure, etc.)
  • la localisation rationnelle des constructions et installations publiques
  • les principes d'information et de participation (aménagement du territoire démocratique et non technocratique)

Par ailleurs, il n'est pas nouveau pour les aménagistes de penser globalement et d'agir localement, de prendre en compte le long terme, d'évaluer avant de décider et de travailler de manière systémique et interdisciplinaire.

Je consacrerai la troisième partie de cette contribution à tenter de cerner, à l'aide de quelques exemples, les contours d'un aménagement durable du territoire.

Vers un aménagement durable du territoire

Sans aucune ambition d'exhaustivité, je vais maintenant aborder quelques thèmes qui me paraissent importants pour un aménagement durable du territoire.

Dimensionnement de la zone à bâtir

Le territoire construit de Suisse représente quelque 244'000 ha (144'000 en zone à bâtir et 100'000 hors de la zone à bâtir ; Vade-mecum, 1998, p. 82).

Par ailleurs, près de 100'000 ha de terrains sont sis en zone à bâtir et non construits (parfois déjà équipés).

Je fais l'hypothèse que cette situation ne va pas dans le sens du DD, ce d'autant plus qu'un grand nombre de ces terrains se situent dans des communes périurbaines, fortement dépendantes de l'automobile, avec les problèmes qui en découlent (bruit, consommation d'énergie, etc.).

Les zones à bâtir de Suisse devraient ainsi être (je dirais à nouveau, car l'exercice a déjà été fait ou tenté) réduites, évidemment pas n'importe où ni n'importe comment.

Mais selon quelles modalités ? Selon quels accords entre la Confédération, les cantons et les communes ? Est-ce-possible sans compensation, et sans un nouveau droit foncier ?

Répartition spatiale des activités

L'aménagement du territoire (ou la planification territoriale, selon la terminologie de l'UE) c'est : "art ou technique, plutôt que science, de disposer avec ordre, à travers l'espace d'un pays et dans une vision prospective, les hommes et leurs activités, les équipements et les moyens de communication qu'ils peuvent utiliser, en prenant en compte les contraintes naturelles, humaines et économiques, voire stratégiques" (Merlin / Choay, 1988).

Les tendances fortes de l'organisation du territoire sont aujourd'hui l'urbanisation, la métropolisation, l'extension des agglomérations (l'étalement urbain), la décentralisation et la séparation des fonctions (résidentielles et économiques) à l'intérieur de ces dernières, le développement des infrastructures, l'allongement des déplacements, etc., avec toutes les conséquences, notamment environementales, que l'on connaît.

Je fais l'hypothèse que, dans la perspective du DD, les tendances devraient être une répartition plus équitable et plus judicieuse des activités dans l'ensemble du pays (ou du continent, si l'on évoque l'aménagement européen), un habitat plus compact, un rapprochement des lieux d'habitat et de travail, des densités plus fortes (n'allant jamais en-deçà d'un indice d'utilisation de 0,4), etc..

On trouve une conception similaire aussi bien dans les Grandes lignes de l'organisation du territoire suisse (Conseil fédéral, 1996) que dans le Schéma de développement de l'espace communautaire (UE, 1997), toutefois sans indication claire des moyens à mettre en œuvre pour aller dans cette direction.

Type de construction

Il ne s'agit, en matière d'aménagement du territoire et de DD, pas seulement de savoir où l'on construit, mais également ce que l'on construit et comment.

Pour le comment, je renvoie le lecteur à toutes les mesures qui peuvent être prises pour assurer des constructions durables (choix des matériaux, isolation, alimentation en énergie, orientation des bâtiments, etc.).

Le quoi renvoie au type de construction, à sa plus ou moins grande flexibilité, etc..

Que faut-il penser des maisons familiales dans cette perspective ?

Du point de vue environnemental, on signalera les effets négatifs suivants :

  • gaspillage du sol
  • consommation d'énergie liée aux déplacements (forte dépendance de l'automobile)
  • effets (bruit, pollution) liés aux déplacements
  • bilan énergétique moins favorable que d'autres types d'habitat.

Du point de vue économique, la construction de maisons familiales permet certes de créer ou de maintenir des emplois. Mais ces derniers peuvent tout aussi bien concerner d'autres types d'habitat (susbtitution possible) et on peut s'interroger sur la durabilité d'un développement basé sur une économie de la construction surdimensionnée. Par ailleurs, la construction de maisons familiales entraîne des surcoûts en matière de desserte par les transports publics et d'équipement des terrains. Enfin, les maisons familiales constituent une forme d'habitat peu flexible, en termes de changement ultérieur d'affectation par exemple.

La construction de maisons familiales répond à l'évidence à une demande sociale. Une substitution par d'autres types d'habitat ne peut être envisagée avec succès qu'à la condition d'offrir un équivalent en matière de cadre de verdure, de tranquillité, d'indépendance, etc.. D'un autre côté, le développement de quartiers de maisons familiales entraîne un certain nombre d'effets sociaux négatifs (absence de mixité sociale, inégalités fiscales entre communes, etc.).

On le voit, le développement de quartiers de maisons familiales, en particulier en situation périurbaine, ne va à l'évidence pas dans le sens d'un DD. Trouver un remède à ce lancinant problème nécessite sans doute des solutions innovatrices d'un point de vue tant économique (taxation des terrains), incitatif (politique du logement) que territorial.

Inégalités territoriales

Les inégalités territoriales sont nombreuses, allant des inégalités en matière d'immissions (bruit, pollution) à celles relatives à l'accessibilité aux services publics (écoles, etc.), à la mobilité, à la tranquillité, aux possibilités de contacts, à la qualité de la vie en général ou encore à la fiscalité.

L'aménagement du territoire, dans la perspective du DD, devrait viser à la réduction des inégalités.

Une possibilité consisterait en la mise en œuvre, éventuellement en l'adaptation, de l'article 5 al.1 de la LAT qui préconise que "le droit cantonal établit un régime de compensation permettant de tenir compte équitablement des avantages et des inconvénients majeurs qui résultent de mesures d'aménagement". Cette question ne saurait se limiter à prélever une partie des plus-values lorsqu'elles sont avérées (encore qu'il soit important de le faire) et à verser des indemnités lorsqu'elles sont dues.

Cet article 5 de la LAT n'a été mis en vigueur, et encore partiellement en fonction de ce qui précède, que dans les cantons de Bâle-ville et de Neuchâtel.

En fait, la compensation ne devrait pas concerner que les propriétaires mais également les collectivités publiques. Dans ce sens, elle touche la fiscalité (cf. les discussions Vaud-Genève) et la péréquation financière.

D'autres pays sont en avance sur nous à ce sujet, par exemple la France qui applique un partage intercommunal de la taxe professionnelle.

Analyses d'incidences

Il y a maintenant une dizaine d'années que, pour les projets importants, des études d'impacts sont effectuées, dont le but est "de déterminer si un projet de construction ou de modification d'une installation répond aux prescriptions fédérales sur la protection de l'environnement, c'est-à-dire à la loi sur la protection de l'environnement ainsi qu'aux dispositions concernant la protection de la nature, la protection du paysage, la protection des eaux, la sauvegarde des forêts, la chasse et la pêche" (Ordonnance relative à l'étude de l'impact sur l'environnement OEIE, art. 3, al. 1).

Les études d'impact ont incontestablement été un plus dans l'optimisation des projets. Notons cependant que leur conception en Suisse est restrictive par rapport à celle d'autres pays européens ou de l'UE. A l'évidence, elles ne se préoccupent que de l'aspect environnemental d'un projet.

Dans la perspective du DD, ce sont des études d'incidences spatiales qu'il conviendrait de faire (notions de Raumverträglichkeitsprüfung ou de Raum-ordnungsverfahren en Allemagne), prenant en considération l'ensemble des effets territoriaux (soit les effets environnementaux, économiques et sociaux) d'un projet.

Comme exemples, je citerai les effets d'un projet routier sur la localisation des ménages et des entreprises, les effets d'un centre commercial périphérique sur le petit commerce d'un centre-ville ou encore les effets variés de la loca-lisation d'un équipement important (ex. : université et EPFL dans la région lausannoise).

Conclusion

Dans ce qui précède, j'ai tenté de rappeler ce qu'est le DD, puis de placer cette problématique par rapport à l'aménagement du territoire, en mettant notamment en évidence la convergence des buts et principes de la LAT par rapport aux objectifs du DD. Enfin, au point 3, j'ai, à l'aide de plusieurs exemples, indiqué un certain nombre de pistes (d'action, de réflexion, de recherche) sur lesquelles il conviendrait de travailler ces prochaines années.

De manière quelque peu provocatrice, et uniquement en ce qui concerne le territoire, je pourrais dire que, pour aller dans le sens du DD, il conviendrait de prendre enfin les mesures qui sont préconisées depuis plus de 20 ans en matière de préservation du sol, de répartition des fonctions, de politiques régionale et urbaine, de logement, de transport, etc.. Ces mesures, dès lors, auraient des effets majeurs sur d'autres composantes du DD, et notamment sur celle qui me paraît la plus importante, à savoir l'énergie.

 

Prof. P.-A. Rumley
Aménagiste, professeur EPFL
IREC EPFL
Av. Eglise-Anglaise 14
Case postale 555
1001 Lausanne
e-mail: Pierre-Alain.Rumley@epfl.ch

 

Texte intégral: MPG 10/99
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Swissmetro: Verkehrssystem der nächsten Generation

In 10-20 Jahren könnten die ersten Züge mit 400 Kilometern pro Stunde unterirdisch zwischen Zürich und Bern verkehren. Die neusten Forschungs- und Projektstudien zur Swissmetro stehen kurz vor Abschluss und gehen auch auf Fragen der Nachhaltigkeit ein.

Thomas Glatthard (1999)

Die Idee einer unterirdischen Magnetschwebebahn von Genf nach St. Gallen und von Basel nach Bellinzona ist über 20 Jahre alt. Die Forschung hat sich seither diesem Projekt angenommen, geht es doch um einen technologischen Quantensprung. Aber auch gesellschaftlich, ökonomisch und ökologisch stellen sich viele Fragen.

"Die innovative Swissmetro-Technologie bringt die Schweiz auf einen internationalen Spitzenplatz," erläutert Felix Walter, Programmleiter des Nationalen Forschungsprogramms 41 "Verkehr und Umwelt", in dem verschiedene Aspekte der Swissmetro behandelt werden. "Mit Eurometro ergäbe sich zudem eine interessante Erweiterungsmöglichkeit."

Das Rückgrat der Swissmetro bilden zwei Tunnel, die zwischen 60 und 300 Meter unter dem Boden liegen. Um den Luftwiderstand zu vermindern wird ein Teilvakuum erzeugt, das dem Luftdruck auf einer Höhe von 18'000 Metern über Meer entspricht, der Flughöhe einer Concorde. Der Antrieb erfolgt durch elektrische Linearmotoren und ein magnetisches Schwebe- und Führungssystem der Fahrzeuge. Diese Magnetschwebetechnik erlaubt Geschwindigkeiten bis 500 Kilometer pro Stunde. Die Fahrzeuge sind mit Druckkabinen versehen und bieten 200-400 Passagieren Platz. An den Haltestellen bestehen direkte Verbindungen zu den SBB-Bahnhöfen. Die Forschungsarbeiten für diese Zukunftstechnologie sind soweit abgeschlossen, dass jetzt die industrielle Entwicklung einsetzen kann. Dazu ist vorerst eine Versuchsstrecke vorgesehen, die in den nächsten Jahren realisiert werden soll.

Neben der technischen Machbarkeit wurden aber auch die Auswirkungen der Swissmetro untersucht. Studien über die potenzielle Nachfrage zeigen, dass die Swissmetro im Jahre 2015 zwischen Zürich und Bern rund 34‘000 Passagiere pro Tag und Richtung anziehen würde. Davon sind rund 60 Prozent Umsteiger von der Bahn und 25 Prozent Umsteiger von der Strasse; 15 Prozent sind zusätzlicher Verkehr. "Die Berechnungen gehen von einem 15-Minuten-Takt aus und Tarifen, die 20 Prozent höher liegen als jene der SBB, erläutert Georg Abay des Zürcher Planungsbüros Abay&Meier. "In Spitzenzeiten müsste zwischen Bern und Zürich sogar ein 10- oder 7-Minuten-Takt bestehen." Swissmetro würde gemäss dieser Studie eine Entlastung des Strassenverkehrs bringen, für die Strecke Zürich–Bern um rund zehn Prozent. Ebenfalls einen Rückgang hätte die SBB zu verzeichnen, zwischen Zürich und Bern rund 50%, was zu einem, Angebotsabbau führen würde. "Dagegen ergäbe sich im Regionalverkehr eine Zunahme der Streckenbelastung durch den von der Swissmetro erzeugten Neuverkehr," erläutert Abay.

Die räumlichen Auswirkungen der Swissmetro werden an der ETH Zürich vom Institut für Orts-, Regional- und Landesplanung untersucht. "Reisezeitgewinne ergeben sich für grosse Teile der Schweiz," führt ETH-Professor Willy Schmid aus. Allerdings profitieren vor allem die Regionen um die Swissmetro-Bahnhöfe, was die wirtschaftliche Konzentration verstärkt. Auch die Pendlerdistanzen werden tendenziell vergrössert. "Wir erarbeiten eine detaillierte Simulation der räumlichen Entwicklung der Schweiz bis ins Jahr 2030." Dieser Zeithorizont ist nötig, da die Forschungsgruppe davon ausgeht, dass selbst bei einer raschen Verwirklichung der Swissmetro der Verkehr auf deren Hauptstrecken erst zwischen 2020-2025 aufgenommen werden kann.

Die Swissmetro-Technologie könnte aber auch über die Schweizer Grenzen hinaus zum Einsatz kommen. Walter Ernst, Projektleiter "Ökobilanz Eurometro" im Rahmen Forschungsprojektes "Verkehr und Umwelt", sieht in der Eurometro eine Alternative für den innereuropäischen Flugverkehr. "Die Eurometro hätte eine 5-10mal geringere Umweltbelastung als Kurzstreckenflüge. Eurometro könnte das bestehende und geplante Hochgeschwindigkeitsnetz aus TGV, ICE und Transrapid gezielt ergänzen."

Eine Eurometro wäre dank grösserer Distanzen und Frequenzen sowohl bezüglich Infrastruktur als auch Betrieb effizienter als die Swissmetro, insbesondere was den Primärenergieverbrauch betrifft. "Eurometro böte eine umweltfreundliche Alternative zum stark zunehmenden Kurzstreckenflugverkehr," ist Ernst überzeugt.

Die ökologischen Vorteile von Swissmetro und Eurometro sind die Umweltverträglichkeit: als Tunnellösung beanspruchen sie praktisch keinen Boden, sind landschaftschonend und verursachen im Betrieb keinen Lärm. Der Energieverbrauch pro Person und Kilometer ist etwas höher als jener der Intercityzüge, aber kleiner als jener der Hochgeschwindigkeitszüge. Umweltbelastungen entstehen vor allem bei der Energieerzeugung und beim Bau der Infrastruktur.

Das von der Swissmetro AG 1997 gestellte Konzessions- und Darlehensgesuch für die Pilotstrecke Genf-Lausanne wurde zwar vom Bundesrat zur Überarbeitung zurückgewiesen, aber mit dem Einbezug der nun vorliegenden Forschungsresultate und einem gesicherten Finanzierungsnachweis dürfte das Projekt Swissmetro bald konkretere Formen annehmen.

Forschungsprojekt ",Räumliche Effekte"

Mit der Fertigstellung des Nationalstrassennetzes, der Umsetzung der ersten und zweiten Etappe der BAHN 2000, den Anschlüssen ans europäische Hochgeschwindigkeitsnetz, der Realisierung der NEAT und der möglichen Einführung der Swissmetro sind wesentliche Erweiterungen bzw. Ergänzungen des Verkehrssystems der Schweiz geplant.

Das Forschungsprojekt "Räumliche Effekte von Verkehrsinfrastrukturänderungen: Beispiel Swissmetro" ist Bestandteil des Nationalen Forschungsprogramms ,Verkehr und Umwelt't (NFP 41, Modul F). Die Aufgabe der Abschätzung der langfristigen räumlichen Effekte der geplanten Verkehrssystemänderungen in der Schweiz wird von zwei Forschungsgruppen mit unterschiedlichen methodischen Ansätzen angegangen.

Während die Gruppe von Prof. M. Bassand (IREC, EPF Lausanne) mit einer Kombination von Expertenbefragungen und Szenarienanalysen arbeitet, beruht der Forschungsansatz der Gruppe Schmid (ORL, ETH Zürich) auf einer Simulation mittels eines integrierten Verkehrs- und Raumnutzungsmodells.

Die Resultate der beiden Forschungsgruppen werden am Ende des Forschungsprojekts (Januar 2000) einander gegenübergestellt und mit den "Grundzügen der Raumordnung Schweiz" verglichen, um aus Sicht der Raumplanung Aussagen über die Wünschbarkeit der einzelnen Varianten des zukünftigen Verkehrssystems der Schweiz unter verschiedenen Rahmenbedingungen machen zu können.

Zusammenfassend beruht der Forschungsansatz des Teilprojekts der Gruppe Schmid im wesentlichen auf drei sich ergänzenden Methoden:

·         Simulation der räumlichen Entwicklung der Schweiz bis ins Jahr 2030 mittels eines integrierten Verkehrs- und Raumnutzungsmodells (TRANUS);

·         Kombination von verschiedenen Varianten des zukünftigen nationalen Verkehrssystems mit unterschiedlichen Szenarien der gesellschaftlichen, wirtschaftlichen und politischen Rahrnenbedingungen;

·         Bewertung der Auswirkungen mittels Kriterien der Raumverträglichkeit. Bezugspunkt bilden die Grundzüge der Raumordnung Schweiz.

Da dieses Teilprojekt in der Schweiz das erste ist, dass mit einem modernen integrierten Verkehrs- und Raumnutzungsmodell arbeitet, besteht ein wesentliches Produkt der Arbeit auch darin, die Anwendbarkeit des gewählten Ansatzes für die Verhältnisse der Schweiz zu testen.

 

Siehe auch:
www.orl.arch.ethz.ch/~nfp41
www.eurometro.ch
www.ntb.ch/Other/Swissmetro
www.snf.ch/NFP41

 

Thomas Glatthard
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CH-6004 Luzern
e-mail: thomas.glatthard@swissonline.ch

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